Robert Louis Stevenson en Écosse : sur les traces de l’écrivain
Partez sur les traces de Robert Louis Stevenson en Écosse, des Highlands à Édimbourg, et découvrez comment cet écrivain m’a fait tomber amoureuse du pays.
VOYAGEEUROPECINÉMAECOSSE
Flavie - WorldbySol
9/14/20267 min read
L'Écosse fait partie de ces pays que j’ai découverts un peu par hasard.
En fait, je suis partie en colo là-bas. Avec un échange avec des écossais.
Mais je vous avoue qu’à l’époque, je m’en moquais un peu que l’on parte en Écosse, en Espagne ou en Allemagne.
Tout ce que je voulais, c’était partir avec mes amis dans un lieu que je ne connaissais pas encore.
Robert Louis Stevenson : qui est-il ?
Je ne vais pas vous faire une biographie complète de cet auteur. D’abord, parce que ce n’est pas vraiment le but de cet article.
Mais surtout parce que je préfère vous raconter pourquoi cet écrivain est devenu, un peu malgré moi, le fil rouge de mon premier voyage en Écosse.
Robert Louis Stevenson est un écrivain écossais né à Édimbourg en 1850. Il est notamment connu pour L’Île au trésor, L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de M. Hyde ou encore Kidnapped. Il a également énormément voyagé au cours de sa vie, nourrissant son œuvre de ses propres aventures.
L’Île au trésor, apparemment un livre très connu dont je n’avais moi-même jamais entendu parler avant ces fameuses réunions de préparation. Et après l’avoir lu ? Si vous aimez les romans d’aventure, foncez.
Mais ce qui m’a surtout marquée, c’est de découvrir que Stevenson avait lui-même vécu de grandes aventures.
Et notamment une qui est bien connue par chez moi : son voyage en canoë sur l’Oise.
L’Oise, c’est une rivière qui traverse l’Aisne. Et l’été, quand on va faire du canoë pour se rafraîchir, eh bien… c’est sur l’Oise !
Stevenson a descendu une partie de cette rivière lors d’un voyage raconté dans An Inland Voyage. Son passage dans le nord de la France fait d’ailleurs aujourd’hui partie de l’histoire touristique de la région.
Et c’est justement pour cette raison que les Écossais étaient venus en France : pour découvrir le trajet de Robert Louis Stevenson.
Comme quoi, parfois, il suffit d’un écrivain pour faire se rencontrer deux endroits qui n’avaient, à première vue, pas grand-chose en commun.
Découvrir les Highlands sur les traces de Stevenson
La découverte de l’Écosse a commencé de la plus belle des manières, je crois : par les Highlands.
Si vous ne connaissez pas encore cette région, imaginez de grandes étendues montagneuses, des lochs, des vallées immenses, des routes qui semblent disparaître au milieu de nulle part et cette lumière écossaise si particulière.
Et ces montagnes… elles sont somptueuses.
Les Highlands offrent une ambiance tellement différente de ce que l’on peut imaginer d’une grande destination touristique. Avec leurs brumes, leurs rochers, leurs montagnes… on ressent toute l’atmosphère et l’histoire écossaise dans ces paysages.
Je me souviens que c’est perdu dans ces montagnes que je me suis dit : “Wow… l’Écosse, c’est vraiment somptueux”
Et aussi : “j’aime bien la rando en fait”.
Comme quoi, cette colo m’aura appris beaucoup de choses.
Et forcément, aujourd’hui, quand je repense à cette première découverte de l’Écosse, ce sont encore ces paysages qui me reviennent en tête.
Ce n’est d’ailleurs pas très étonnant que les Highlands soient devenus un décor de choix pour de nombreuses œuvres audiovisuelles. Outlander ou encore la saga Harry Potter ont largement contribué à faire connaître ces paysages au grand public.
Mais pour moi, ils restent surtout associés à ce premier voyage. À mes premières randonnées. À cette sensation de découvrir un pays complètement nouveau.
Et finalement… à Robert Louis Stevenson.
Glasgow : une autre facette de l’Écosse
Bon, Glasgow n’a pas le lien le plus évident avec Robert Louis Stevenson.
La ville apparaît néanmoins dans l’une de ses nouvelles, The Dynamiter.
Mais surtout, je ne pouvais pas parler de mon premier voyage en Écosse sans vous parler de Glasgow.
Parce que la ville est souvent mise au second plan derrière Édimbourg. Et je trouve ça dommage. Glasgow est différente, plus industrielle, plus vivante.
Avec son street art, ses nombreux musées, ses bâtiments impressionnants et cette ambiance un peu plus brute que dans la capitale.
Ce n’était peut-être pas l’étape centrale de notre voyage autour de Robert Louis Stevenson, mais elle m’a permis de découvrir une autre facette de l’Écosse.
Et c’est aussi ça que j’aime dans les voyages littéraires : un livre ou un écrivain peut être le point de départ d’un voyage… sans pour autant en définir chaque étape.
On commence avec une histoire. Et puis on se laisse surprendre par tout ce qu’il y a autour.
Sauf que cette colo avait lieu autour d’un thème bien précis : l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson.
Alors, comme toute colo qui se respecte, nous avions des réunions de préparation pour comprendre cet écrivain, ce qu’il avait écrit et surtout pourquoi notre séjour était organisé autour de lui.
Et j’ai appris beaucoup de choses.
Notamment sur des aventures qu’il avait vécues… pas si loin de chez moi.
Et c’est assez drôle de se dire qu’un écrivain écossais que je ne connaissais absolument pas allait finalement me faire découvrir à la fois une partie de son pays et une partie du mien.
Alors, bienvenue dans mon petit journal de bord d’un voyage en Écosse sur les traces de Robert Louis Stevenson.
Edimbourg : terminer le voyage là où tout a commencé
Notre voyage dans les terres écossaises s’est finalement terminé par quelques jours dans la capitale : Édimbourg.
Et, comme pour tout le reste du pays : quel coup de coeur !
Ses bâtiments en pierre sombre, ses petites ruelles, ses escaliers et ses façades gothiques s'harmonisent parfaitement bien avec les kilts et les cornemuses.
Ajoutez à cela les histoires de fantômes et une météo écossaise qui peut changer trois fois dans la même journée et vous obtenez une ville qui a vraiment une personnalité à part.
Nous étions partis en Écosse à la fin du mois d’octobre, pile au moment d’Halloween. Et je ne peux que vous recommander cette période si vous aimez cette ambiance un peu mystérieuse.
Édimbourg possède déjà tout ce qu’il faut pour vous donner l’impression d’être dans un film : les vieilles pierres, les légendes, les histoires de fantômes… Alors avec les décorations d’Halloween en plus, je vous laisse imaginer.
Mais forcément, impossible de terminer ce voyage sans revenir à Robert Louis Stevenson.
Parce qu’Édimbourg est sa ville natale. Il y est né en 1850 et y a vécu pendant les 29 premières années de sa vie.
Et si vous souhaitez partir sur les traces de Robert Louis Stevenson à Édimbourg, il existe un lieu que je vous conseille particulièrement : le Writers’ Museum.
Installé dans Lady Stair’s House, juste à côté de la Royal Mile, ce musée est consacré à trois grandes figures de la littérature écossaise : Robert Burns, Walter Scott et Robert Louis Stevenson.
Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il n’est pas nécessaire d’être un grand passionné de littérature pour l’apprécier.
On y retrouve notamment des portraits, des livres rares et des objets personnels ayant appartenu aux écrivains. Pour Stevenson, le musée conserve par exemple ses bottes d’équitation et une bague offerte par un chef samoan.
C’est un petit musée, mais je trouve qu’il apporte une vraie profondeur à la découverte d’Édimbourg.
Parce qu’après avoir traversé les paysages écossais, découvert son histoire et marché dans les rues de la capitale… on remet enfin un visage sur l’écrivain qui nous a accompagnés pendant tout le voyage.
Un voyage qui a commencé avec un écrivain
Et finalement, quand j’y repense, l’histoire est assez drôle.
Robert Louis Stevenson, c’est un écrivain que je ne connaissais absolument pas. Je ne suis pas partie en Écosse parce que je rêvais de découvrir son pays. Je suis partie parce que je voulais simplement voyager avec mes amis.
Et pourtant, quelques jours plus tard, je rentrais avec un véritable coup de cœur pour l’Écosse.
Mais ce que je trouve encore plus amusant dans cette histoire, c’est que Stevenson m’a aussi permis de redécouvrir une partie de mon propre territoire.
À travers son histoire et ses voyages, j’ai découvert une partie de son pays, mais j’ai aussi réalisé qu’un écrivain écossais était passé par des endroits que je connaissais depuis toujours.
Et c’est exactement ce que j’aime dans les voyages littéraires et cinématographiques.
Un livre, un auteur, un film ou une série peuvent devenir une porte d’entrée vers une destination.
Ils peuvent nous donner envie de découvrir un pays, une culture, une ville ou un paysage que nous n’aurions peut-être jamais pensé visiter.
Et parfois même, ils peuvent nous apprendre à regarder notre propre chez-nous autrement.
C’est peut-être ça, finalement, la magie d’un voyage littéraire. On ne voyage plus seulement vers une destination. On voyage aussi à travers une histoire.


Alors, si vous aussi vous rêvez de découvrir un pays sur les pas de votre auteur, livre, film ou série préféré…
Et sinon, j’espère surtout vous avoir donné envie de découvrir Robert Louis Stevenson.
Et peut-être même de glisser L’île au trésor dans votre prochaine valise ! 💚
